Le sommaire de l'oeuvre

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CHAPITRE 1 : Le voyage ( 11 à 20)

Primo Levi a 24 ans, il est arrêté le 13 décembre 1943 avec ses camarades de la Giustizia e Libertà, d'abord interné à Fossoli, puis il part pour Auschwitz en Pologne avec 650 autres juifs italiens. Les pages 13 à 20, racontent le long voyage qui dura 15 jours, la promiscuité dans les wagons, la faim et surtout la soif. Descendus du train, c'est le tri des "voyageurs", par sexe, âge et état général.  Primo Levi fait partie des " bons pour le travail" il est destiné au camp de Buna-Monowitz. la suite du voyage se fait en camion.

CHAPITRE 2 : Le fond ( 21 à 38)

Fin du tajet en camion : arrivée au camp puis rituel d'installation : en 5 actes : acte I : la séance de déshabillage ; acte II : la séance de tonte et de rasage ; acte III la douche ; acte IV : l'habit des déportés ; acte V : séance de tatouage et fin de la première journée au camp. Description du camp et réglement du camp ; les différentes catégories de prisonniers ; les conditions de travail : après quelques jours passés au camp, Primo Levi découvre toute l'horreur de la déshumanisation, de la violence des privations et des conditions de vie, dans un décor sordide sans repères temporels possibles  si ce n'est le rythme de la journée de travail.

CHAPITRE 3 : Initiation ( 39 à 43)

Primo Levi est affecté au block 30 : difficulté de rentrer en contact avec ses camarades : c'est une véitable tour de Babel. Le pain devient monnaie d'échange ; problèmes d'hygiène : à quoi bon se laver, sans savon.... Steinlauf explique au narrateur que garder le rituel de la toilette, c'est continuer à se respecter et rester un homme.

CHAPITRE 4 : K.B (  44 à 59)

perte de la notion du temps : " J'ai oublié depuis combien de jours nous faisons la navette". le travail à l'usine : difficile et épuisant. Blessé au pied, il fait la connaissance de l'infirmerie et la mascarade de la visite médicale ( comme il n'a pas de fièvre, il sera seulement ausculté le lendemain). Il reste 20 jours dans la "baraque de repos", le block 23, il entend parler par ses voisins des chambres à gaz et des fours crématoires. commentaire sur le rôle de la musique au camp qui scande les allers et les retours des détenus. Primo Levi est en proie au mal du pays : l'absence de travail laisse son esprit libre de vagabonder, souffrance suprême. désespoir : " Nous ne reviendrons pas. personne ne sortira d'ici."

CHAPITRE 5 : Nos nuits ( 60 à 68)

Sortie de l'hôpital, Primo est affecté au block 45 où il retrouve son ami Alberto. Cauchemar, entre rêve et réalité, entre sommeil et veille, Primo Levi raconte toute l'angoisse de ces nuits de faux sommeil malgré la fatigue. Ce rêve est celui de chacun : rêve de Tantale : il voit des aliments mais il ne peut les manger ; rêve  qu'il fait le récit de ce qu'il a vécu... Le rituel du seau de nuit. La douleur des réveils au cri de " Aufstehen" ou de "Wstawac"

CHAPITRE 6 : Le travail ( 69 à 75)

Changement de compagnon de nuit : un Français : Resnyk qui devient son compagnon de travail et qui fait tout pour lui alléger la tâche. Les repères temporels au camp : 10 H, les camions de la cantine passent ; 11 H Wachsmann va chercher la soupe ; 11h30, Question rituelle : combien de soupes ?; 12 H sirène, heure de la soupe ; 13 H reprise du travail.

CHAPITRE 7 : Une bonne journée ( 76 à 82)

Soleil et 50 litres de soupe en plus ( volés) expliquent l'optimisme du titre du chapitre. Fin de l'hiver. problème de la faim : " Le lager est la faim : nous-mêmes nous sommes la faim, la faim incarnée". Le non sens de la Buna : une usine où travaillent sans relâche les détenus pour rien.

CHAPITRE 8 : En deçà du bien et du mal (82 à 92)

Jour du changement de vêtement avec 70 jours de retard : jour de combines, d'échanges, de vols, tout se monnaie au camp, véritable place boursière à l'activité intense ! Echanges avec les civils et les peines qu'ils encourrent s'ils sont pris en flagrant délit. " Le vol à la Buna est l'unique voie d'approvisionnement régulière". Liste des produits échangeables...

CHAPITRE 9 : Les élus et les damnés  ( 93 à 107)

Primo Levi, au début de ce chapitre pose le problème du devoir de mémoire : " aussi pourra-t-on se demander[...] s'il est bon d'en conserver le souvenir." Comment survivre au Lager ? Levi donne quatre exemples d'immoralité pour survivre : le voleur, le calculateur, l'organisateur, faire pitié.

CHAPITRE 10 : Examen de chimie ( 108 à 115)

Primo fait partie du Kommando de chimie, le 98, il est avec Alberto. nous sommes en mai 1944, Primo Levi est au camp depuis trois mois. Interrogatoire du docteur Pannwitz, pour apprécier les compétences des 7 candidats à l'examen de chimie : " Apparemment ça s'est bien passé mais ce serait fou de penser que le tour est joué."

CHAPITRE 11 : Le chant d'Ulysse ( 116 à 123)

Rencontre de Primo Levi avec Jean Samuel alias Pikolo, qui deviendra son ami. Il vont ensemble chercher la soupe et Primo lui donne une leçon d'Italien avec comme référence "le chant d'Ulysse" de Dante. " L'espace d'un instant, j'ai oublié qui je suis et où je suis"

CHAPITRE 12 : Les événements de l'été ( 124 à 130)

Nous sommes en août 1944. Les attaques aériennes ont commencé mais ils ne savent de qui elles sont.. rencontre avec Lorenzo, un civil italien qui donne du pain et de la soupe supplémentaire à Primo Levi et qui écrit à sa famille. Lorenzo est la preuve que la bonté humaine existe : c'est un souffle d'humanité au milieu de la barbarie du camp.

CHAPITRE 13 : Octobre 1944 ( 131 à 139)

Depuis 7 mois au camp et l'appréhension d'un nouvel hiver. Vie dans la crainte de la sélection qui condamne les plus faibles à la chambre à gaz de Birkenau. Jour de sélection un dimanche ... Primo Levi n'est pas sélectionné.

CHAPITRE 14 : Kraus ( 140 à 144)

Novembre 1944 : il pleut. Rencontre avec Kraus, un juif hongrois qui ne réussit pas à s'adapter au camp. Sur le chemin du retour au camp après la journée de travail, Primo Levi lui invente un rêve qu'il aurait fait : après la guerre, ils se retrouvaient, vivants...

CHAPITRE 15 : Die drei Leute vom Labor (145 à 154)

Hiver 1944, Primo Levi fait d'abord l'inventaire de ceux qui ont survécu : sur les 96 juifs italiens de son convoi, 67 sont morts avnt le mois d'octobre, 8 ont été sélectionnés pour la chambre à gaz, seuls restent 21 survivants. Il travaille enfin au laboratoire de chimie et jouit de quelques privilèges accordés aux ouvriers spécialisés : caleçon et chemise neufs, rasé une fois par semaine, et surtout, il fait chaud au laboratoire, l'hiver sera moins pénible à supporter. Mais il est à nouveau assailli par ses souvenirs et la souffrance morale devient de plus en plus insupportable.

CHAPITRE 16 : Le dernier ( 155 à 161) le titre se justifie par les dernières paroles du condamné à la pendaison : " Camarades, je suis le dernier !"

C'est bientôt Noël. pour transporter la soupe que Lorenzo leur apporte tous les soirs, ils confectionnent une " menaschka". Ils assistent à la pendaison en public d'un des leurs : passivité et résignation devant le spectacle de la mort et le soir : " maintenant la honte nous accable"

CHAPITRE 17 :   Histoire de dix jours ( 162 à 186)

Depuis le 11 janvier, Primo Levi est à l'infirmerie dans la baraque réservée aux contagieux : il a la scarlatine.  C'est là qu'il rencontre Charles et Arthur, prisonniers politiques lorrains.

    17 janvier : Les russes sont à 100km et le camp doit être évacué, seuls les malades trop faibles ne feraient pas partie du convoi " dans la nuit du 17 janvier partirent 20 000 hommes [...] presque tous disparurent durant la marche d'évacuation"

    18 janvier : Bombardements au-dessus du camp, certaines baraques sont en flammes

    19 janvier en quête d'un poêle. Plus d'eau, plus d'électricité, rien à manger : découverte d'un poêle et de pommes de terre. Premier geste humain : les compagnons de la chambrée décident de donner chacun une tranche de pain aux travailleurs ( Charles, Arthur et Primo). par ce geste : " nous avons cessé d'être des Hâftlinge pour apprendre à redevenir des hommes"

    20 janvier toujours en quête de nourriture, ils découvrent des navets et des choux et malgré le gel, ils réussissent à en détacher à coup de pioche. Charles trouve même du sel et un bidon de 50 litres d'eau. La Wehrmacht en fuite défile sur la route non loin du camp.

    21 janvier : L'état de saleté et d'immondices du camp

    22 janvier : Réglement de compte de quelques SS restés cachés au camp : ils exécutent 18 Français. Pillage du bâtiment des SS : vodka, couvertures...

    23 janvier découverte d'une mine de pommes de terre à l'extérieur du camp ( les barbelés avaient été arrachés)

    24 janvier Un spectacle de morts et de désolation les entoure. Expédition de la baraque 14, celle des opérés , ils investissent le camp des prisonniers anglais et ramènent : du lard, de la farine, de l'eau-de-vie, des vêtements...

    25 janvier : Somogyi est de plus en plus mal et il offre son pain à ses compagnons... Longue agonie douloureuse : " Jamais comme alors je n'ai compris combien la mort d'un homme est laborieuse." Avec CharLes et Arthur, ils commencent à reparler de la vie : " Nous nous sentîmes redevenir des hommes"

    26 janvier : Somogyi est mort pendant la nuit.

   27 janvier Charles et Arthur vont enterrer Sogomyi, quand les Russes arrivent : le camp est enfin libéré.

DEBUT DE LA TREVE   : récit qui, bien qu'écrit en 1963, c'est-à-dire, 16 ans après, est la suite chronologique de Si c'est un homme.

Rappel : fin de Si c'est un homme :

" Les Russe arrivèrent alors que Charles et moi étions en train de transporter Somogyi à quelque distance de là. Il était très léger. Nous renversâmes le brancard sur la neige grise.

    Charles ôta son calot. Je regrettai de ne pas en avoir un. [...]"

Début de La Trève :

"La première patrouille russe arriva en vue du camp vers midi, le 27 janvier 1945. Charles et moi la découvrîmes avant les autres ; nous transportions à la fosse commune le corps de Samogyi, le premier mort de notre chambrée. Nous renversâmes la civière sur la neige souillée, car la fosse commune était pleine et l'on ne donnait pas d'autre sépulture : Charles enleva son bonnet pour saluer les vivants et les morts."

Le film de Franscesco Rossi débute sur cette scène des funérailles...

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