LEXIQUE DES TERMES LITTÉRAIRES NÉCESSAIRES POUR ÉTUDIER UN TEXTE

                        plume.gif (2546 octets)   Nous vous proposons quatre lexiques, pour vous aider à étudier et à comprendre un texte littéraire ; pour bien les assimiler, nous vous conseillons de chercher vos propres exemples.

I Lexique pour lire un texte théâtral
II Lexique pour lire des poèmes en prose
III Lexique pour lire les Fleurs Bleues
IV Lexique pour lire un texte narratif

     Attache.gif (202 octets) I LEXIQUE POUR LIRE UN TEXTE THÉÂTRAL : Les exemples sont extraits du Mariage de Figaro de Beaumarchais

        Un aparté : réplique qu'un personnage dit à part, pour lui-même, sans que les autres ne l'entendent  ; l'aparté est toujours signalé par une didascalie :"à part "

                                    II,22 : Le Comte, à part .- Ah! voilà mon fripon du billet

        Une tirade : Longue réplique qui peut être : narrative : un personnage fait le récit d'événements qui se sont passés  IV,1 : Figaro récapitule ce qui s'est passé depuis le début de la pièce ; explicative ou argumentative, le personnage expose ou défend une thèse.III,16 : le réquisitoire de Marceline.

        La stichomythie : échange très rapide de répliques très courtes ( interjections, phrases très concises...)

                            II,6 : Suzanne - Le cachet, à quoi?

                                      La Comtesse - A son brevet

                                       Suzanne -  Déjà ,

       Le monologue : Un personnage seul sur scène dit à voix haute ce qu'il pense ou ce qu'il ressent. III,4 : le monologue du Comte ; V,3 le monologue de Figaro.

        La didascalie :indication scénique qui relève du paratexte auctorial ( vous ne devez pas la lire): elle est utile pour comprendre les jeux de scènes. Il existe plusieurs types de didascalies : les didascalies peuvent indiquer : 

        - un lieu : au début de chaque acte :une chambre à coucher superbe...

        -un geste :tire une romance de sa poche

        une attitude :elle se met à genoux ; les yeux baissés

        - un décor : un grand fauteuil de malade

        -la place des acteurs : les paysans et les paysannes s'étaient rangés sur deux colones à chaque côté du salon

        - qui parle à qui : bas à figaro

        -un objet : le petit bouquet de fleurs d'oranger

       La scène muette : scène au cours de laquelle les personnages n'échangent pas de répliques. dans ce cas il s'agit uniquement d'un texte didascalique qui précise les gestes, les attitudes...des personnages  : La scène du mariage de Figaro et de Suzanne IV, 9

        Le premier lieu : est constitué de la scène, lieu sur lequel évoluent les personnages

        Le deuxième lieu : est constitué par les coulisses ( des voix , des bruits peuvent se faire entendre) exemple : le cabinet de la comtesse dont seule la porte est visible sur scène.

       Le troisième lieu : tout objet devenant un lieu de cachette : exemple le fauteuil sur lequel Suzanne cache Chérubin et derrière lequel se cache le Comte.

        Côté cour : Le côté de la scène qui se trouve à droite des spectateurs donc à gauche des acteurs

       Côté jardin : le côté qui se trouve à gauche des spectateurs.

        Intrigue : Les actions et les événements qui constituent la trame d'une pièce de théâtre : exemple : le mariage de Suzanne et de Figaro .

        La péripétie : événement nouveau et imprévu qui va modifier partiellement le déroulement de la pièce : le billet que Suzanne remet au Comte le jour de son mariage.

     Le coup de théâtre : événement inattendu qui  modifie l'intrigue et conduit à son dénouement : la reconnaissance du fils et de la mère élude les obstacles au mariage de Suzanne et de Figaro.

    

      

    Attache.gif (202 octets) II LEXIQUE POUR LIRE DES POEMES : les exemples sont extraits des Petits Poëmes en prose de Baudelaire

     ALLEGORIE : représentation d'une entité abstraite ( une idée telle la liberté, un sentiment tel l'amour, d'un état, la mort ) par un être animé ; il peut s'agir          d'une personnification : Cupidon, pour l'amour, une femme pour la liberté ou de toute autre être animé : la colombe pour la paix.

Exemple :"allégorique dalhia" pour désigner la femme dans "L'invitation au voyage"

ALLITERATION : Répétition à intervalles réguliers de la même consonne ; on parle d'allitération en [ t ], en ( f]... L'allitération et  l'assonance sont des harmonies imitatives ( imiter le sens par les sons.

Exemple : " [...] imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle..." "Le confiteor de l'artiste"

ANAPHORE : reprise du même terme ou de la même expression au début de chaque phrase ou paragraphe : il s'agit alors d'une anaphore verticale. Si le même terme revient à intervalle régulier dans une même phrase, on parlera d'anaphore horizontale.

Exemple : " Enfin" .... "Enfin" " A une heure du matin" ( anaphore verticale) ; " Horrible vie ! Horrible ville !" ( anaphore horizontale)

ANTITHESE : opposition de deux termes ou de deux expressions de sens contraire dans une même phrase ou dans un même paragraphe. Les contrastes sont le plus souvent symétriques.

Exemple " Les unes jeunes, qui avaient toujours été jeunes ; les autres vieilles, qui avaient toujours été vieilles" " Les dons des Fées"

ANTONOMASE : utilisation d'un nom propre pour désigner un nom commun : un Tartuffe pour nommer un hypocrite ; ou un nom commun pour désigner une personne : le Malin pour dire Satan

Exemple : " De jeunes Nérons qui étouffent dans des limites trop étroites" " Une mort héroïque"

ANTONYMES : deux mots de sens contraire mais qui appartiennent à la même catégorie grammaticale : le beau et le laid.

Exemple :

APOSTROPHE : s'adresser à quelqu'un ou à quelque chose que l'on personnifie. Le plus souvent, l'apostrophe est précédée de l'interjection " Ô".

Exemple : " Ô nuit ! Ô rafraîchissantes ténèbres ..." " Le crépuscule du soir"

ASSONANCE : répétition à intervalles réguliers de la même voyelle accentuée [a], [é],[i ]...ou de la même voyelle nasale [ an ], [ un], [ in ], [ on]

Exemple : " Une senteur infinitésimale du choix le plus exquis, à laquelle se mêle une très légère humidité, nage dans cette atmosphère, où l'esprit sommeillant est bercé par des sensations de serre chaude " " La chambre double"

ASYNDETE : juxtaposition de deux ou plusieurs termes, expressions ou propositions par suite de l'élision de la conjonction de coordination ou de subordination : il neigeait, ( mais) il ne faisait pas froid.

Exemple : " Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas, il ne chantait aucune chanson..." " Le vieux saltimbanque"

BURLESQUE : désigne le style qui produit un contraste entre le sujet traité, sérieux, important, élevé et la manière comique et légère dont il est évoqué.

Exemple

COMPARAISON : mise en éviden de de la similitude entre deux réalités : à la différence de la métaphore, la comparaison n'identifie pas le comparé au comparant, elle souligne juste la ressemble de l'un par rapport à l'autre : " Elle est belle comme une statue antique" (  le comparant : la statue sert à évoquer la femme : "elle" ). Les outils de la comparaison sont le plus souvent : " comme", tel", semblable à "

Exemple " Partout circulait une odeur de friture comme l'encens de cette fête" " Le vieux saltimbanque"

COMPARATIF  : précise le rapport qu'entretiennent entre eux le comparant et le comparé.

d'égalité : établit un rapport d'égalité entre le comparant et le comparé : il est aussi grand que son père

" Je fus pris à l'égard de ce pauvre homme d'une haine aussi soudaine que despotique " " Le mauvais vitrier"

de supériorité : établit la supériorité du comparé par rapport au comparant : il est plus grand que son père

" Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux... qu'une fenêtre éclairée." " Les fenêtres"

d'infériorité : marque l'infériorité du comparé par rapport au comparant : il est moins grand que son père.

" Je n'éprouvai à cette perte qu'un peu moins d'émotion que si j'avais égaré ... ma carte de visite" " Le joueur généreux"

Exemple

CHIASME : symétrie obtenue par l'inversion de l'ordre des termes dans une opposition :

        " Il faut manger pour vivre

        Et non pas vivre pour manger"

Exemple  " Ah ! Faut-il éternellement souffrir ou fuir éternellement le beau." " Le confiteor de l'artiste"

ENUMERATION : énumération successive des différentes parties d'un tout

Exemple " Partout la joie, le gain, la débauche.." " Le vieux saltimbanque"

EPIQUE : désigne le style qui magnifie les actions des personnages.

Exemple " mais ravivé par le désespoir, le vaincu se redressa et fit rouler le vainqueur par terre." " Le gâteau"

EUPHEMISME : atténuation d'une idée désagréable ou choquante : " elle a vécu " pour dire qu'elle est morte.

Exemple : " Je ma sentais un peu honteux de nos verres..." " Les yeux des pauvres"

GRADATION : énumération qui progresse selon des valeurs croissantes ou décroissantes

ascendante : elle va du terme le moins fort au terme le plus fort  : elle belle, très belle, magnifique

" Je vis un pauvre saltimbanque voûté, caduc, décrépit, une ruine d'homme..." " Le vieux saltimbanque"

            descendante : elle va du terme le plus fort au terme le moins fort : il a été odieux, méchant, désagréable.

        " J'invoque la muse familière... pour qu'elle m'aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés..." " Les bons chiens"

HYPERBOLE : expression exagérée d'un sentiment ou d'une idée : " je meurs de faim "

Exemple " Une guerre fratricide" "Le gâteau"

HYPOTYPOSE : description très pittoresque, faite au présent qui permet de se représenter la scène ou l'objet décrit : c'est un tableau réalisé avec des mots.

Exemple La description de la maison dans laquelle le poète rêve de vivre avec la femme aimée dans " L'invitation au voyage"

INTERROGATIVE ORATOIRE ( ou rhétorique) : feint d'interpeler le lecteur ; l'auteur présente sous forme interrogative ce qu'il pense : c'est une affirmation déguisée.

Exemple " Qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé une seconde l'infini de la jouissance ? " " Le mauvais vitrier"

ISOTOPIE : ensemble de termes qui évoquent un même thème.

Exemple : Dans le début de sa dédicace, Baudelaire a recours à l'isotopie du serpent : ( serpent, queue, tête, tronçons vivants, tortueuse fantaisie, ondulations)

LITOTE : dire moins pour signifier beaucoup ( c'est le contraire de l'euphémisme) . Le plus souvent, la litote emprunte la formulation négative : " je ne suis pas bien " doit être compris par " je suis au plus mal"

Exemple

LYRISME : évocation de la sensibilité, des émotions, exaltation du moi de l'auteur.

Exemple " Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude et de la nuit"

" A une heure du matin"

METAPHORE : désignation d'un terme par un autre terme: l'analogie entre les deux termes est telle qu'il y a identité   : la métaphore s'opère par un phénomène de substitution : il y a transfert de sens ( trope) :  la femme est lionne quand elle est jalouse

Exemple : " Le scintillement des phares est un prisme merveilleux..." " Le port"

METAPHORE FILEE : la métaphore se poursuit sur plusieurs phrases.

Exemple " Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillants de chants mélancoliques ... de navires de toutes sortes..."

" Un hémisphère dans une chevelure"

METONYMIE : désigne une réalité au moyen d'un terme qui désigne une autre réalité parce qu'il y a une relation d'association entre ces deux réalités : on peut désigner le concret par l'abstrait ( et inversement) : " L'Histoire ( terme abstrait) a vu bien des civilisations disparaître ( terme concret) ; le contenant pour le contenu : " boire une verre" ; le lieu pour l'objet   : Roquefort ; la conséquence pour la cause : " aller au casse- pipe" ( mourir , la conséquence désigne ici la cause, la guerre) ; un objet physique pour une valeur morale " avoir de l'estomac" ( du courage)

Exemple :

OXYMORE : réunir deux termes qui sont contraires dans le but de créer un paradoxe : " un illustre inconnu"

Exemple : " Les étoffes parlent une langue muette..." " La chambre double"

PATHETIQUE : capacité d'émouvoir le lecteur en agissant sur son pathos ( souffrance, passion). L'auteur choisit des expressions, des images propres à émouvoir profondément le lecteur.

Exemple l'opposition sociale entre les deux enfants et leur commune fraternité dans le " Joujou du pauvre"

PERIPHRASE : utilisation de plusieurs termes au lieu d'un seul : La capitale de la France pour désigner Paris.

Exemple " Ces retraites ombreuses" pour évoquer les jardins dans " Les veuves"

PERSONNIFICATION : représentation d'abstraction, de choses ou d'animaux par des personnes.

Exemple : " Les esclaves ...du Temps.." dans " Enivrez-vous"

PROSOPOPEE : désigne une allégorie,( ou un mort ) qui prend la parole.

Exemple : " Il entendit une voix chuchoter sous la tombe où il était assis et cette voix disait : " Maudites soient vos cibles.... turbulents vivants" "

" Le tir et le cimetière"

REDONDANCE : répétition de la même idée sous plusieurs formes : Les plaintes , les doléances et la revendications des manifestants.

Exemple :

RYTHME : binaire rythme de la phrase en deux temps

            " Il avait renoncé, il avait abdiqué " " Le vieux saltimbanque"

                 ternaire rythme de la phrase en trois temps.

            " Les étoffes parlent une langue muette, comme les fleurs, comme les ciels, comme les soleils couchants" " La chambre double"

SUPERLATIF : système de comparaison désignant l'infériorité ou la supériorité absolue : le superlatif est toujours précédé de l'article défini : le plus grand ; le moins grand.

Exemple " Vous êtes, je crois, le plus bel exemple d'imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer..." " Les yeux des pauvres"

SYNECDOQUE : accroissement ou rétrécissement du sens d'un terme : on peut employer la partie pour le tout : les voiles pour désigner les bateaux ; le tout pour la partie : une veste de daim ( en peau de daim) ; la matière pour l'objet : un cuir ( pour désigner un pantalon en cuir)

Exemple " Tes cheveux contiennent un rêve de voiles et de mâtures..." " Un hémisphère dans une chevelure"

SYNESTHESIE : phénomène d'association par lequel des sensations différentes se correspondent, se font écho : Baudelaire dans le poème "Correspondance" des Fleurs du Mal" :

" Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité,

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."

Exemple : " Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j'entends dans tes cheveux" 

" Un hémisphère dans une chevelure"

 

Attache.gif (202 octets) III LEXIQUE POUR LIRE  LES FLEURS BLEUES

ACRONYME groupe d’initiales lexicalisées ;

Exemple Les céhéresses pour les C.R.S

ANACHRONISME Confusion entre deux époques : parler de quelque chose dans une époque donnée alors qu ‘elle n’existait pas ( ce déplacement dans le temps peut être par anticipation ou par retour en arrière )

Exemple : «  Les Normands buvaient du calva… » or nous sommes en 1264

ACROSTICHE poème ou strophe où les initiales de chaque vers, lues verticalement, composent un nom :

Marri d’être seul,

Assis près de la cheminée

Rêvant au lendemain

Impatient de vous

Entendre, je soupire.

ANAGRAMME : mot obtenu par transposition des lettres de ce mot .

Exemple : Dicornil pour Cidrolin

ANTIPHRASE phrase qui signifie le contraire de ce qu’elle énonce .

Exemple : Les français sont dits sournois par antiphrase puisque par nature, "franc" désigne   la franchise ( 15)

APHERESE :chute d’une syllabe ou d’un phonème en début de mot

Exemple : Sthène pour Démosthène

APOCOQUE chute d’une syllabe ou d’un phonème en fin de mot

Exemple Stèphe pour Stéphane

A-PEU-PRES  approximation grossière ou reproduction douteuse d’un terme ou d’une citation.

Exemple « Loin ! loin ! Ici la boue est faite de nos fleurs » pour le vers de Baudelaire : «  Loin ! loin ! Ici la boue est faite de nos pleurs »

ARCHAÏSME recours à une forme de langage qui n’est plus utilisée 

Exemple  ils beuvèrent ( 84) pour ils burent ; sapience ; gabance ....

ARGOT langue populaire qui déforme les mots

Exemple «  Lalix se tamponne les mirettes et le tarin… »

BARBARISME Impropriété de langage ou mot déformé

Exemple la situation cornicienne pour la situation cornélienne ; "défroncer le front"

BAROQUISME :accumulation bizarre et inattendue

Exemple  « … il battit ses filles.. ; il battit des serviteurs, des servantes, des tapis, quelques fers encore chauds, la campagne, la monnaie, et en fin de compte, ses flancs. »

 

CALEMBOUR jeu de mots qui repose sur une différence de sens entre deux termes dont les sonorités sont très voisines, voire identiques.

Exemple   «  deux Huns » ; Les sarrasins de Corinthe »

CANULAR Farce, blague, fausse nouvelle

Exemple «  Les Huns préparaient des stèques tartares »

CONTREPETRIE inverser les lettres ou les syllabes de deux mots pour en former deux autres et obtenir ainsi une nouvelle phrase, souvent grossière, voire vulgaire

Exemple «  il grimoisse d’angance » pour il grimace d’angoisse

 

DIACHRONIE  évolution des faits dans le temps chronologique

Exemple : les aventures qui arrivent à Cidrolin se déroule toutes en 1964

ECHOLOLIE répétition automatique de paroles

Exemple «  Les normands buvaient du calva » phrase trois fois répétée en 2 pages

FRANGLAIS mélange de français et d’anglais ou écrire phonétiquement un terme étranger

Exemple la gueurle pour « girl » ; «  le minibanjo réintégra le rucksak »

HOMEOTELEUTE proche de la rime : retour à intervalle régulier du même son à l’intérieur d’une même phrase

Exemple «  Hagarde, Lamélie le regarde ; Lamélie hagarde le regarde » (48,49)

JEU DE MOTS  jouer sur la polysémie des termes

Exemple «  Les Gaulois fumaient des gitanes »

LEXICALISATION faire rentrer dans la catégorie des mots une expression qui n’en faisait pas partie

Exemple faire un chaud-froid de bouillon ( 55)

LIPOGRAMME texte dans lequel l’auteur s’est astreint à ne pas utiliser une ou plusieurs lettres

Exemple La disparition, roman de Georges Pérec est écrit sans la voyelle [e]

MOT-VALISE Mot créé par la concaténation ( association) ou  l’agglutination ( réunion d’éléments phoniques appartenant  des termes différents)

 Exemple « patravéfiteor » mot valise résultant de l’agglutination de : pater, ave, confiteor

NEO-BABELIEN notion empruntée à René ETIEMBLE qui a dénoncé dans la langue moderne un retour au mélange des langues comme au temps de la tour de Babel.

Exemple : «   esquiouse euss, ma wie sind lost »

NEOLOGISME : création d ‘un mot nouveau, non attesté par le dictionnaire

Exemple : autotaxi

PALINDROME  Mot ou expression qui peut se lire dans les deux sens

Exemple Laval

PARONOMASE rapprocher des sonorités quasi identiques mais de sens différentes

Exemple le sire de Ciry

PSITTACISME répétition mécanique d’un même énoncé à la manière d’un perroquet

Exemple  «  brrr, fit le duc […] brrr, fit Mouscaillot »

REGISTRE DE LANGUE

Familier «  une voix vachement mélodieuse »

Vulgaire «  C’est tout ce qu’il y a à bouffer »

Soutenu «  Lors donc je trouve particulièrement mal séant que le roi ne se trouve pas dans ville capitale lorsque je viens l’y trouver. » (75)

Mélange des registres «   Lalix se tamponne les mirettes et le tarin…. Tandis que s’ élève… le couvre-chef compendieusement sus-décrit »

SABIR( ou néo-babélien ou européen vernaculaire)  Mélange de français et d’arabe et par extension transcription phonétique des langues étrangères

Exemple « mousquère » (261) ; « sanx » pour thank

SOLECISME faute de syntaxe

Exemple " je m'en flattons"

VERBIGERATION production d’un texte dépourvu de sens général bien que chaque terme séparément ait un sens

Exemple «  Si bêle le zèbre ut, voilà Belzébuth » ( 35)

 

Attache.gif (202 octets) IV LEXIQUE POUR LIRE UN TEXTE NARRATIF : texte support : Une vie de Maupassant

 

TEMPS DE LA NARRATION  = le nombre de pages ( = pour Une vie : 252 pages édition Folio)

TEMPS DE LA FICTION = la durée de la fiction ( = pour Une vie : 29 ans ; du 3 mai 1819 au printemps 1848)

        ACCÉLÉRATION : le temps de la narration est plus court que le temps de la fiction : 

        ANALEPSE = retour sur un moment antérieur au début de la fiction ; exemple : retour sur le passé de tante Lison ou sur les cinq années que Jeanne a passé au couvent.

        CHRONOLOGIE : les événements s'enchaînent selon une logique temporelle : chapitre I : 3 et 4 mai 1819 ; chapitre IV, juillet 1819, chapitre V, août 1819.....

        DIGRESSION : discours qui s'écarte du sujet du récit. Nous n'avons pas d'exemple dans Une Vie, mais dans Les Essais de Montaigne, elles sont très nombreuses

        ELLIPSE = passage sous silence d'une partie de la fiction : le chapitre I se termine sur la visite de l'abbé Picot ; le chapitre II commence par " Le dimanche suivant" : entre les deux chapitres il y a une ellipse de quelques jours.

        SUITE LINÉAIRE = les événements s'enchaînent selon une stricte logique temporelle : fin du chapitre XIII, " Jeanne repartit pour Batteville" ; début du chapitre XIV : " Alors elle ne sortit plus" ou encore dans le chapitre V : 19 août, 27 août, 28 août, 29 août.

        PAUSE = interruption dans la progression de la fiction = les descriptions le plus souvent, celle de tante Lison page 71

        PROLEPSE : anticipation à un moment T du récit sur la suite, voire sur ce qui est supposé se passer au delà des limites de la fin du récit : Jeanne se projette dans l'avenir en imaginant sa vie amoureuse.

        RALENTISSEMENT : le temps de la narration est plus long que le temps de la fiction : 

        SCÈNE : le temps de la narration = le temps de la fiction ( la première nuit que Jeanne passa aux Peuples, des pages 37 à 41)

       SOMMAIRE : résumé rapide de ce qui s'est passé : "Décembre s'écoulait" page 170

SCHÉMA ACTANTIEL : il permet de représenter la façon selon laquelle s'organise les relations entre les différents personnages.

destinateur                                                                                           destinataire

Ce qui pousse le sujet à vouloir tel objet                                                 Dans quel but le sujet veut-il atteindre tel objet

L'amour possessif                                                                                    elle-même ( son égoïsme maternel)

                                                                  sujet : Jeanne

                                                                  objet :  Paul

opposants                                                                                                    adjuvants

Les personnages qui empêchent le sujet d'atteindre son objet                         Les personnages qui aident le sujet à atteindre son objet

Paul et sa femme                                                                                            Rosalie

  

  

SCHÉMA NARRATIF
Situation initiale :  Jeanne sort du couvent
Élément perturbateur : le mariage de Jeanne et de Julien
Actions : le viol "légal" le soir de ses noces ;les infidélités de Julien ; le départ de Rosalie ; la naissance de Paul.....
Élément  équilibrant : le retour de Rosalie
Situation finale : une vie plus apaisée.

POINT DE VUE

        FOCALISATION ZERO : ou point de vue omniscient : le narrateur sait tout des personnages, ce qu'il fait, ce qu'il a fait, ce qu'il fera, ce qu'il pense, ce qu'il ressent.

        FOCALISATION EXTERNE : le narrateur se place à l'extérieur de la situation, du lieu, de l'objet, du personnage... il se contente de dire ce qu'il voit, sans interpréter ; le point de vue se veut objectif.

        FOCALISATION INTERNE : l'objet, la situation, les sentiments... sont évoqués selon le point de vue du personnage ; le point de vue est alors subjectif.

DESCRIPTION

        FONCTION ESTHÉTIQUE : ou ornementale ou décorative : elle a pour but de provoquer l'émotion du lecteur

        FONCTION RÉFÉRENTIELLE : ou documentaire ou informative : elle participe à créer la vraisemblance ; l'objet, le lieu, le personnage devient identifiable pour le lecteur.

        FONCTION NARRATIVE : ou explicative : elle aide à comprendre le personnage, l'atmosphère ; elle prépare l'action.

        FONCTION SYMBOLIQUE : elle représente un milieu social, une vertu, un vice... ; elle établit des liens entre l'objet, le lieu... et le personnage.

 

 

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